Le 25/11/19 sur RFI, Me Ferry-Bouillon apporte son éclairage sur les conclusions du Grenelle des violences faites aux femmes.
    Mis à jour le 2 décembre 2019

    En dehors de toute polémique sur les propositions du gouvernement, Maître Sophie Ferry-Bouillon rappelle la nécessité de libérer la parole, et constate qu’aujourd’hui les femmes commencent à oser parler. La brèche est ouverte, ces mesures vont dans le bon sens car elles concernent tant les  victimes de violences conjugales que  la prise en charge des auteurs.

    Maître Sophie Ferry-Bouillon constate, du point de vue de sa pratique professionnelle, que l’accès à la Justice fait l’objet de blocages récurrents : la difficulté de la réception de la plainte pour les victimes, mais également les suites effectives données aux plaintes. Elle souhaite  que des moyens importants soient mis en place et notamment au stade de l’enquête pénale

     

    La notion d’emprise que subissent les victimes de violences conjugales sera inscrite dans la Loi en janvier 2020. C’est une avancée, sur une  notion peu pris en compte . D’où la nécessité de déployer des moyens efficients, notamment la formation.

     

    La concrétisation de ces mesures devrait permettre un traitement plus efficace de la récidive, ainsi qu’une réduction de la transmission générationnelle de la violence.